jeudi 25 janvier, c'est le dernier jour, pas de commentaires....enfin si, nous faisons les bagages...une certaine nostalgie s'empare de nous, il nous faut quitter la chaleur de la Martinique pour la froideur du Finistère, une végétation haute en couleurs pour une végétation en hibernation, une maison accueillante et nos hôtes adorables, seule consolation nous allons retrouver nos filles et nos petits garçons...
mercredi 24 janvier, la journée coup de soleil, ne voulant pas être la risée des "métros" à notre retour, nous devons cultiver notre bronzage naissant. Départ de bonne heure pour l'Anse d'Arlet avec le matériel MPT (masque,palmes,tuba), à nous les poissons tropicaux. Face à la plage et non loin du rivage notre terrain d'exploration nous attend, jamais sans sa frite, Jean-Luc part à l'aventure,
c'est un bonheur de voir autant de poissons autour de ces rochers au coeur de l'anse, à coire qu'ils ont été convoqués là pour l'occasion...un banc de petits poissons frôle Jean-Luc, lui broutant le torse (dixit Jean-Luc ) MERVEILLEUX.
c'est une expérience inoubliable,
Repos sur la plage, baignade, re-baignade...bronzing, coup de soleil, c'est le 1er jour où on le sent si fort sur notre peau.
Nous prenons la direction de la Grande Anse pour nous restaurer. Le restaurant est posé sur la plage et c'est sous les cocotiers et presque les pieds dans l'eau que nous déjeunons : lambis pour Jeannine et Philippe, fricassée de crevettes pour Josie et balaous frits pour Jean-luc, le tout arrosé de Lorraine et de Didier.
C'est de cet endroit idyllique que nous prenons contact avec Mathilde pour annoncer, à regrets, notre retour imminent à Brest, c'est que Jean-Luc à un métier...
Mais la journée n'est pas terminée, nous partons pour la distillerie 3 Rivières. Un moulin à vent utilisé pour le pressage de la canne à sucre y a été reconstruit, le site est très joliment organisé et bien entretenu, diverses boutiques nous attirent : la Maison du Coco où sont exploitées toutes les réalisations possible de la noix de coco : artisanat, confiseries,punch coco... Art et Nature où sont exposés de magnifiques tableaux composés à partir des 227 sables différents ramassés exclusivement sur l'Ile...
Nous reprenons la voiture pour rejoindre Sainte-Luce réputée pour sa forêt aménagée, la forêt de Montravail, mais c'est la plage qui nous attire et nous nous baignons non loin du Rocher du Diamant, un village Pierre et Vacances surplombe discrètement la plage.
Sur le retour, arrêt au Monde des Epices, achat des derniers souvenirs : pour les hommes de la famille, afin qu'ils continuent à assurer notre descendance une fiole de Redresseur...
mardi 23 janvier, rando avec le club Air-Rando, départ de la base pour se rendre à La Fontaine Didier en voitures. C'est au cours du XIXème siècle qu'Alphonse Didier découvre une importante source dont l'analyse révèle des qualités minérales et thérapeutique. Cette découverte donne naissance à la fontaine Didier et à un établissement thermal. Naturellement gazeuse, l'eau de Didier (nous n'avons bu que cette eau entre les punchs pendant notre séjour) est d'abord consommée plate car les techniques de bouchage ne résistent pas aux secousses du transport à dos de mulets. Elle est actuellement commercialisée plate et gazeuse sous le nom de Didier.
Du bord de la route nous pénétrons une forêt et c'est alors, tout en longeant la rivière, la découverte d'un milieu tropical humide(forêt hydrophile) qui nous émerveille ( et oui encore...) par la richesse et la diversité de sa flore dominée une végétation arborescente (chataigniers grandes et petites feuilles, magnolias, gommiers blancs, bois blancs...) , arbustive et herbacée (fougères arborescentes, philodendrons) mais également bégonias, balisiers, plantes épiphytes comme l'ananas bois ou les lianes, et une multitudes d'autres plantes que l'on rencontre chez nous en jardinerie. Nous atteignons les anciens thermes d'Absalon.
Cette forêt à quelque chose d'envoutant avec ses fougères arborescentes montant jusqu'à 2m et ces enchevêtrement de racines et de lianes et ses massifs de bambous.
Nous montons jusqu'à une clairière bordée de fougères arborescentes pour la pause pic-nic.
Nous redescendons par une piste très pentue et forte de sensations : glissades, gués, passages sous et sur les branches encombrant le chemin, les pieds dans les racines, c'est comme une jungle, la végétation y est très dense.
Nous regagnons l'usine d'embouteillage de la fontaine Didier, les minisbus de l'aéro et leurs chauffeurs attendent les randonneuses pour les ramener à la base, il y a une autre vie après la balade...
Nous passons par la Galléria, pour nous aussi une autre vie reprend, il nous faut organiser l'apéro du lendemain avec la famille Cocodi...
Lundi 22 janvier, visite de la citée Foyolaise organisée par le club de rando et avec la présence de 2 guides de l'office du Tourisme. Dans un premier temps nous sommes accueillis au Musée Régional d'Histoire et d'Ethnographie qui occupe l'une des 2 villas "bourgeoises" les plus anciennes du centre ville ( fin XIXème) Notre guide au musée, passionnée, nous explique l'histoire, l'art de vivre des Martiniquais à la fin du XIXème à travers une collection de peintures et de dessins retraçant les scènes de la vie quotidienne... A l'étage nous découvrons la reconstitution d'un intérieur bourgeois de cette même époque avec son mobilier, ses objets et ses habitants de cire, il y avait tant à entendre de la part de cette professionnelle que c'est un peu déçus que nous quittons les lieux mais il y avait un programme de visite à respecter...
Nous passons devant :
- l'ancien Palais de Justice et la statue de Victor Schoelcher (partisan acharné de l'abolition de l'esclavage),
- la cathédrale Saint-Louis avec ses grandes orgues et ses vitraux, son clocher de structure métallique revêtu de 3000 écailles d'aluminium, sa magnifique flèche ornementale.
- la Savane avec sa statue de l'Impératrice Joséphine érigée en 1859 et décapitée en 1991 à cause de la réputation d'esclavagiste qu'on lui attribue. Le bas relief, lui aussi déterioré, représente le couronnement à la Cathédrale Notre Dame de Paris.
- la bibliothèque Victor Schoelcher, chef d'oeuvre architectural au coeur de la ville elle fut édifiée pour la 1ère fois dans le jardin des Tuileries à Paris, en 1887, pour être présentée aux Parisiens. Démontée par la suite, elle fut expédiée et remontée en Martinique. Sur les façades latérales les noms de défenseurs de la cause abolitionniste sont inscrits en lettres d'or.
- l'Hôtel de Ville-Théâtre Municipal prend place au milieu d'un parterre fleuri agrémenté de jets d'eau.
- la Préfecture dont les façades sont inspirées du Petit Trianon de Versailles.
Nous allons de rue en rue contemplant les diverses architectures des maisons souvent très colorées pour arriver au Grand Marché déja évoqué...Nous y déjeunons, chez Genevivève cette fois, au menu vivanneau sauce chien...
En attendant l'heure de la sortie de Philippe, nous entrons dans la bibliothèque qui est vraiment d'un autre âge, une vitrine attire notre attention : on y célèbre le bicentenaire de la naissance de Crébillon qui a inspiré Marion pour son mémoire de Maîtrise...
Nous sommes loin d'avoir tout vu de cette ville mais c'est promis on y reviendra...
dimanche 21 janvier, nous partons pour la journée, au programme plage et plongée puis resto à l'Anse Dufour, mais une violente ondée tropicale qui n'en finit plus nous fait rebrousser chemin.
On s'arrête acheter un poulet boucané, le week-end de nombreux vendeurs proposent ce menu au bord des routes, la viande est cuite façon barbecue mais dans un tonneau, cela donne une viande fumée, et c'est très bon...
Nous partons en direction de la côte Est et nous échouons à Tartane, là où la pluie nous avait chassée après la rando de la Caravelle, le soleil est au rendez-vous cette fois, nos hommes déshydratés sont en manque de Lorraine et nous trainent à la Guinguette, bar restaurant de l'autre côté de la route. Nous leur sommes encore reconnaissantes car l'ondée tropicale, la même, est revenue, mais cette fois nous avons eu le dessus car nous étions déjà à l'abri à siroter un coktail quand les premières gouttes sont tombées.